SÓL

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Les habitants du Nord ont très tôt voué un culte à la déesse Soleil (le vocable sól est féminin dans toutes ces langues), et les gravures rupestres de l'âge du bronze en témoignent abondamment : le Soleil, sous diverses formes (cupules, trous circulaires, roues à rayons, svastikas, etc.), en est l'un des motifs les plus fréquents. Il est souvent associé à un véhicule, cheval pour le jour, bateau pour la nuit, qui dirige son cours.

«La» Soleil n'est jamais cruelle ou implacable comme sous certaines latitudes : toujours bienvenue et aimée, elle a peut-être été la plus ancienne figuration de la Déesse-Mère ou Grande Déesse. Par la suite, elle a été divinisée, rangée parmi les Ases et dotée d'un apparat mythique.

Snorri Sturluson, dans un récit élaboré qui renvoie à d'obscures connaissances zodiacales, fait état de chevaux qui tirent le char du Soleil et de loups qui poursuivent l'astre solaire et son «frère», «le» Lune, Máni. La Deuxième Conjuration de Merseburg mentionne une déesse Sunna, avec le même sens, peut-être identique à Sól.

REPRÉSENTATIONS


Sur les gravures rupestres, nombreuses sont les figurations de Sól, tant celles qui s'en tiennent à une consignation directe (cupules, roues à rayons, etc.) que celles qui l'associent à des chevaux ou à des loups. Le célèbre char solaire de Trundholm (vers 500 avant J.-C.) représente un cheval tirant le disque du soleil (Copenhague, Nationalmuseum). Sur les grandes pierres historiées de Gotland figurent soit une série de motifs solaires en liaison avec le serpent, (Sanda, VIIè siècle), soit une roue stylisée, entourée de quatre animaux (Väskinde, Vè siècle).»



Régis Boyer, "Héros et Dieux du Nord", Guide iconographique, 1997.

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